La contrainte oblige à la créativité : l’histoire de l’épisode 311

Faute de voix, mais bien décidé à ne pas briser ma chaîne du podcast, j’ai trouvé comment diffuser malgré tout vendredi matin. Voici comment est né l’épisode 311.

Jeudi soir, alors que j’avalais difficilement un peu de soupe, je ne pensais pas être en mesure de diffuser un épisode vendredi matin. Cela me frustrait, mais illustrait parfaitement l’épisode de mardi sur le stoïcisme du créateur de contenu. Au lieu de pester contre cette voix disparue, j’ai préféré mettre un bout d’énergie dans la recherche d’une solution.

Je ne peux pas maitriser la perte de voix

Mardi après-midi je rentre de ma matinée de cours à Vichy en ne me sentant pas super bien. Fièvre. Mercredi matin ça semble aller mieux. En fait j’ai toujours 39°C de fièvre. Ma voix déraille un peu, mais je peux enregistrer le matin. Toutefois, j’avais aussi prévu d’enregistrer un épisode de mon podcast running KM42, mais je préfère me ménager, car jeudi j’ai 6 heures de cours à la Fac.

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Après une bonne nuit, je ne me sens pas trop mal, mais ma voix continue à s’affaiblir. J’enregistre le podcast et je pars à l’Université. Ma voix va alors disparaître au fil de la journée et des TD qui s’enchainent. J’ai beaucoup de mal à faire le dernier. Le soir je ne suis quasiment plus capable de faire sortir un mot de ma bouche. Cela fera bien rire la boulangère au moment d’acheter deux flans en rentrant à la maison. Tout reste coincé dans la gorge.

J’ai toujours de la fièvre et il est alors clair que vendredi matin je ne pourrais pas enregistrer le podcast. J’envisage déjà la fin de ma toute naissante série d’enregistrements quotidiens sur 2019. Moi qui m’imaginais partir pour un sprint d’une dizaine de semaines, je suis contrarié.

Je concentre mon énergie sur la recherche de la solution

Je poste un tweet façon petite annonce. On me propose d’animer l’épisode à ma place, mais le délai est un peu court. Me vient alors une première idée.

Dans Tech Café Domotique, Guillaume Vendé, Gaëtan et Antoine débutent les épisodes avec un texte lu par un ordinateur. J’envoie un message à Guillaume pour savoir comment il enregistre ce son. Puis je vais me coucher épuisé, mais avec mon idée en tête.

Cette petite idée a fait son chemin dans mon cerveau pendant la nuit. En me levant vendredi matin, dès mes premiers pas, les mots viennent naturellement. En 5 minutes les grandes idées du podcast arrivent et je les note immédiatement.

Je vérifie mes messages et, sans surprise, Guillaume a répondu avec un petit tutoriel rapide pendant mon sommeil. Vive la communication asynchrone et merci Guillaume ! J’ai maintenant la solution technique qui confirme mon idée.

Je développe mon idée

C’est donc mon Mac qui va s’exprimer. Je lui donne un peu de personnalité. Je l’imagine épuisé par mes podcasts matinaux, mais inspiré par faire la même chose. En fait, à force d’écouter mes conseils tous les jours il veut se lancer lui aussi. Mais il y a un truc qui cloche, je suis convaincu qu’un ordinateur ne peut pas faire ce que nous faisons malgré l’intelligence artificielle.

Un lien sur l’intelligence artificielle lu la veille me revient alors. Ça tombe bien c’est le cofondateur de Siri qui critique l’intelligence artificielle et ce qu’elle est réellement capable de faire.

Me reste alors à peaufiner le texte. J’ajoute tous les éléments habituels du podcast. Une accroche qui permet de comprendre que c’est mon Mac qui parle. Puis les bonjour, le numéro de l’épisode.

Surtout je vérifie que mon épisode n’est pas qu’une petite blague et que mon message de fond est bien clair. J’ajoute encore un peu de personnalité à mon Mac. Je rebondis sur Siri, j’ajoute un petit clin d’œil à Guillaume et ses épisodes Chroniques des composants.

Et publication !

Je fais un test ou deux, j’ajoute un peu de ponctuation, des sauts de ligne, un peu de texte pour que ce soit plus complet. Cette « relecture » à voix haute me permet d’ailleurs au passage de vérifier que j’entends des fautes que je n’avais pas vu à la relecture. Une astuce à retenir pour plus tard.

J’arrive ainsi à ma version finale. J’obtiens un fichier audio que j’importe dans mon logiciel de podcast avec les musiques d’intro et d’outro. Reste à trouver le titre. Puisque c’est mon Mac qui parle, il doit refléter le sens de mon message, mais avec un peu de surprise.

Voilà, il est 5h30 vendredi matin, j’ai encore de la fièvre, je n’ai pas de voix, mais j’ai un épisode de podcast. La série continue !

— Bertrand Soulier

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